un récit théâtral et musical
L'air de la cité rend libre
Première journée : La naissance d’une communauté
Place d’Armes, n°2, Place de l’Etuve, n°4, Place de la Petite Fontaine, n°10
Samedi, de 14 h 30 à 19 h 00
Deuxième journée : Les chemins de la citoyenneté
Place d’Armes, n°2, Place de l’Etuve, n°4, Place de la Petite Fontaine, n°10, Tour 27, n°12
Dimanche, de 11 h 00 à 16 h 30
Un auteur, un metteur en scène, des compagnies amateurs et des comédiens professionnels, un scénographe et un costumier pour raconter et illustrer l’histoire de Belfort, des musiciens pour la faire chanter, …
1 Un auteur et un metteur en scène pour raconter et illustrer l’histoire de Belfort
Si les animations historiques peuvent évoquer l’histoire de Belfort, le théâtre, lui peut la raconter. Michel Beretti, auteur de théâtre s’est plongé dans les archives pour y retrouver les grands moments, de même que ce qui faisait la vie quotidienne de Belfort, depuis 1307, date de l’octroi de la Charte de franchise par Renaud de Bourgogne jusqu’à la Guerre des Paysans, qui en 1525 a vu la campagne réclamer les libertés accordées aux habitants des bourgs, des villes et des châteaux. Avec l’aide de Georges Bischoff, historien et du Directeur des Archives municipales, Yves Pagnot, il a écrit un spectacle : « L’air de la cité rend libre ».
Hervé Loichemol, metteur en scène, a coordonné le travail de répétitions des compagnies amateurs de Belfort et du Territoire qui raconteront l’histoire de Belfort sous forme de saynètes de 5 à 12 minutes. Chacune est jouée à plusieurs reprises dans les différents lieux : les spectateurs auront donc d’abord une vision fragmentée et non chronologique de l’histoire de la ville. Mais au hasard de leur déambulation dans les rues de la vieille ville, ils finiront par en avoir une approche quasi complète.
Si l’on retrouvera quelques personnages historiques qui ont marqué l’histoire de Belfort : Rodolphe de Habsbourg, Philippe le Bel et bien sûr Renaud de Bourgogne, « la pièce se présente comme une épopée, mais c'est surtout l'épopée d'un peuple, d’anonymes » écrit Michel Beretti.
« L’attribution de la Charte de franchise de 1307 qui marque la véritable naissance de la ville de Belfort résonne aujourd’hui de questions fortes et toujours vives : comment les habitants de Belfort s’éveillèrent-ils à la liberté ? Comment firent-ils le long apprentissage de la citoyenneté ? Quelles furent leurs interrogations, débats, contradictions, conflits ? Quels instruments politiques nouveaux inventèrent-ils ? Comment l’exigence de la solidarité s’est-elle imposée à eux ?
On le voit, les questions qui nous viennent de ce lointain Moyen Age sont encore devant nous et exigent de nous, quotidiennement, des réponses renouvelées.
Pour faire entendre ce grand récit, une quinzaine de compagnies de Belfort et des environs, plus de cent cinquante comédiens et musiciens amateurs et professionnels, répartis sur trois plateaux installés dans la vielle ville et à la Tour 27, interprèteront des scènes de la vie quotidienne des Belfortains d’autrefois ou d’aujourd’hui.
Cette immense pièce de théâtre sera offerte au public pendant les deux journées que durera la Fête qui deviendra ainsi celle de tous les Belfortains. » écrivent à quatre mains Michel Beretti et Hervé Loichemol.
2 Des compagnies amateurs et des comédiens professionnels
Les samedi et dimanche, sur le plateau situé Place d’Armes, on pourra applaudir Les 4 Saisons, troupe de Anjoutey, La P'tite Scène, troupe de Banvillars, Les Boulingrins, troupe de Grandvillars et les élèves de L’école de théâtre Les Dramamômes de Belfort.
Le plateau situé sur la Place de l’Etuve accueillera 3 troupes de Belfort, Les Gaillardins, Tréteaux 90 et des comédiens de Cafarnaüm, alors que sur le plateau Place de la Petite-Fontaine, joueront la Troupe de Bessoncourt, Via Petrosa de Pérouse et la Troupe de Vézélois, le comédien professionnel Quentin Juy de la Compagnie Keichad, des comédiens du Théâtre du Pilier et la Troupe de Frahier.
Le dimanche, à la TOUR 27, la Compagnie François Jacob racontera la Guerre des Paysans avec « Révolte d’un homme ordinaire ».
3 Des musiciens pour des intermèdes musicaux
Chaque scène accueillera aussi 3 musiciens. Ils interpréteront des intermèdes musicaux composés par Marc-Olivier Dupin qui lieront entre elles les saynètes. Vous entendrez ainsi Place d’Armes : Marie Wolffhugel à la flûte, Audrey Thierry à la clarinette et Marie Clog aux percussions, Place de l’Etuve : Marika Brezillon au violoncelle, Marie Brezillon à l’alto, Elena Brezillon à la vièle à roue et Valentin Cointeau aux percussions, Place de la Petite Fontaine : Xavier Sheid au tuba, Romain Jacquier à la trompette, et Laurent Perrot aux percussions.
4 Quatre lieux fixes de représentation : Place d’Armes, n°2, Place de l’Etuve, n°4, Place de la Petite-Fontaine, n°10, et la Tour 27, n°12
Jean-Claude Maret, scénographe et costumier a conçu, avec Julie Maret, artiste plasticienne, la présence scénique du spectacle dans la ville, les costumes ainsi que les scènes de théâtre. Il nous déclare :
« Les scènes évoquent des tréteaux très simples, théâtre ancien de bateleurs et de rue. Elles invitent à un discours direct au public. Elles sont hautes, portent le comédien, lui donnent une position dominante. Une pente l’aide à projeter son action. Elles sont limitées au fond par une paroi sur laquelle il faut prendre appui, s’adosser, qui l’encadre aussi sur le plan visuel, le détache de l’environnement, ici les façades qui l’entourent.
Tout ceci concourt à faciliter la perception de ce qui se fait et se dit sur le plateau, compte tenu de la difficulté de jouer dans la foule, en plein jour, c’est à dire sans l’apport de focalisation, d’isolation ou d’autres effets que nous permettrait l’éclairage dans des conditions nocturnes.
Le premier jour (samedi) les accès à la scène de font par es escaliers latéraux – le rapport scène-salle est tranché nettement : en haut les acteurs, en bas les spectateurs.
Les saynètes du samedi racontent les interrogations des Belfortains devant cette charte qui apporte la liberté et implique des responsabilités.
Le 2ème jour (dimanche) la charte est signée, la situation est changée. Les escaliers de scène sont placés devant. Ils relient directement le bas et le haut, frontalement. La ligne de démarcation s’estompe, la circulation est facilitée, on perçoit même une sorte d’invitation à accéder au podium. Le pouvoir peut il être partagé par tous, à la porté de chacun ? L’expérimentation est en route.
Des costumes contemporains réalisés par l’association d’insertion Pluri’elles
« Les costumes, comme les scènes, sont blancs. C’est le jeu théâtral qui distingue les comédiens.
Les costumes sont contemporains. Les comédiens s’adressent donc directement à leurs contemporains et racontent l’histoire, les histoires. Ils sont simples, c’et le peuple qui est représenté sur scène.
L’entreprise « Pluri’elles » a réalisé la plus grande partie des costumes, la rencontre avec ses responsables a été un élément déclencheur du concept. » confie Jean-Claude Maret.